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Mardi 9 janvier 2007

                 Découvrez quesque la comptabilité? Les etudes à mener lors des opérations comptables.

 

INTRODUCTION………………………………………………………………………………...5

PRESENTATION DE L’ENTREPRISE…………………………………………….……….6  

I/ Analyse de l’activité………………………………………………………………….…6

 

                     A/ L’évolution de la production………..………….6

                             B/ L’effet de ciseau…………………………7

 

 C/ Les Soldes Intermédiaires de   Gestion……….8

 

 II/ Analyse financière……………………………………………….…...9

                         A/ La Capacité d’AutoFinancement – L’Autofinancement…………………9

 

B/ Le Fonds de Roulement…………………………

 C/ Le besoin en Fonds de Roulement……………………...10

D/ La trésorerie……………………………….10

E/ Interprétation des ratios…………………..11

SYNTHESE……… ……………………………………………..12

 

Table des Annexes………………………………………………..14  

                                         INTRODUCTION

PRESENTATION DE L’ENTREPRISE

CECG (Cabinet d’Expertise Comptable et de Gestion)

 

CECG est une SA au capital de 280 000 € dont l’activité principale est la tenue de la comptabilité de divers clients.

 

Actuellement, elle est détenue par deux associés tous deux experts-comptables : M. MERCIER et M. GUILLAUME, emploie 13 personnes et s’occupe de la comptabilité d’environ 200 clients.

La clientèle est très variée par ses activités et/ou par ses formes juridiques qui peuvent être soient des personnes morales ou physiques.

De plus, M. GUILLAUME étant commissaire aux comptes, est chargé de vérifier la comptabilité de certaines grandes entreprises.

Le travail que j’ai voulu approfondir lors de ces huit semaines fut l’analyse de l’activité et financière d’une entreprise de peinture qui malgré une hausse considérable de son chiffre d’affaires connaît une baisse de son résultat.

I/ Analyse de l’activité

                       A/ L’évolution de la production

       La première manière de mesurer l’activité est le niveau de production. Il indique le poids de l’entreprise sur le marché.

                       

                        La lecture du compte de résultat de l’exercice 2000/2001 permet d’observer que l’entreprise a réalisé une production de 192 095 € HT alors qu’il s’élevait seulement à 109 279 € HT l’exercice précédent.

On peut noter ainsi un taux de croissance de 75.78% soit de 82 816 €.

Cette production est entièrement constituée de prestations de services étant donnée que l’activité principale est la peinture. La totalité de la production est décomposée d’une part de prestations de services au taux normal et d’autre part de prestations de services au taux réduit de 5.5%. Cette distinction s’explique par un texte de Loi concernant les travaux sur les locaux d’habitation. Ce texte dit : « Jusqu’au 31 décembre 2002 (sauf prorogation), la TVA est perçue au taux réduit sur les travaux d’amélioration, de transformation, d’aménagement et d’entretien portant sur des locaux à usage d’habitation achevés depuis plus de deux ans ».

                        La progression de cette entreprise est très intéressant mais aussi faut-il que l’entreprise maîtrise complètement ses coûts.

                        Par rapport à la profession, le chiffre d’affaires de cette entreprise est largement supérieur. En effet, la profession qui est représentée par un ensemble de 21 entreprises dégage un chiffre d’affaires moyen de seulement 105 548 € HT.

                        On peut dire que l’entreprise, selon le point de vue du chiffre d’affaires, est très bien placée sur le marché. L’entreprise semble s’être distinguée sur ce marché. Ses distinctions peuvent être d’ordre économique, de qualité, de services, de moyens matériels et/ou humaines,

 B/ L’effet de ciseau  

                         La première partie de mon commentaire a permis d’analyser l’un des facteurs dont résulte la variation du résultat (la production). Cependant cette dernière est la conséquence de l’évolution différente voire divergente des charges et des produits. 

                        Un constat établi précédemment a permis de dire qu’entre ces deux exercices, l’entreprise a augmenté de 76% son activité. En supposant que les charges évoluent dans des proportions identiques, le résultat à réaliser serait de 66 989 € or il est seulement de 11 377 € ce qui suppose un effet de ciseau négatif, donc défavorable à l’entreprise.

                         Je vais maintenant analyser les raisons de ce disfonctionnement.

                         Le résultat d’exploitation dégage un effet de ciseau négatif de 55 737 € dû principalement à une forte hausse des charges de personnels et des achats consommés.

           Concernant les charges de personnel ils augmentent de 455% et produisent à eux seuls un effet de ciseau négatif de 51 720 €. Cette hausse des charges de personnel est la conséquence de l’embauche de 3 nouveaux salariés. Ce recrutement a eu un effet important sur le résultat de l’exercice. Pour les achats consommés, ils dégagent un effet de ciseau négatif de 16 598 €. Ces achats consommés concernent les achats de matières premières.

                        Malgré des effets de ciseau négatifs importants, l’entreprise a tout de même su dégager des effets de ciseau positifs tels que les charges de l’exploitant qui s’élèvent à 11 397 € et les dotations aux amortissements pour 2 057 €.

                        Globalement, on peut en conclure que l’entreprise se situe dans une situation de croissance qu’elle n’a pas su maîtriser. Ses charges ont beaucoup trop évolué par rapport à sa production.

  

C/ Les Soldes Intermédiaires de Gestion

                         Ces résultats intermédiaires plus significatifs que le résultat net m’ont permis de comparer l’évolution de l’entreprise dans le temps et par rapport à la profession.

                        Pour cette entreprise, nous ne possédons pas de marge commerciale étant donné que c’est une entreprise prestataire de services. Néanmoins on peut ressortir une marge globale de 130 282 € tandis qu’elle était de 109 279 €. En valeur, cette marge semble avoir bien progressé mais il faut noter que le taux de marge a nettement diminué. Ce dernier est passé de 76,51% à 67,82% donc c’est une progression négative du taux de marge. Par rapport aux entreprises appartenant au même secteur d’activité, le taux de marge est inférieur de         –11.80 points. Cette diminution peut s’expliquer par plusieurs phénomènes :

-         hausse des coûts matières non répercutée sur les prix de vente,  

-         baisse des prix de vente alors que les coûts matières ont été stables.

          La valeur ajoutée exprime l’accroissement de valeur apportée par l’entreprise au moyen du capital investi et du travail fourni. Elle s’élève à 99 425 € alors qu’elle était de 66 927 €. Elle représente 51,76% de la production de l’exercice alors que l’an passé elle était de 61,24%. On note là aussi une régression de cet indicateur. Cette valeur ajoutée est utilisée pour rémunérer le personnel sous forme de salaires, l’Etat à qui elle verse des impôts et taxes, les organismes sociaux en versant des cotisations personnelles et salariales, et les prêteurs.  

                        L’excédent brut d’exploitation explique la capacité de l’entreprise à générer des flux nets de liquidités du fait de son activité. C’est ce résultat qui permet de mesurer la performance économique de l’entreprise de la meilleure manière. Il est égal dans ce cas à     14 926 € contre 41 355 € l’an passé. On observe ici une baisse significative qui sera amplifiée à la vue du taux de marge brute d’exploitation qui est passé de 37,84% à 7,77%. En effet cette chute s’explique par l’augmentation des charges de personnel déjà énoncée dans la partie précédente. Le ratio de productivité confirme cette tendance, il est passé de 8 à 2,5. C’est à dire que pour 1 € de charges de personnel il y a une production de 2,50 € contre 8 € l’an passé. 

 

                        Le résultat d’exploitation sert à mesurer la performance de l’entreprise sur le plan industriel. Ce solde est calculé indépendamment de la politique financière et fiscale de l’entreprise. Il s’agit donc du solde de toutes les opérations liées directement à l’exploitation. Il s’élève à 11 770 € soit 6,13% de la production totale, il était de 38 332 € soit 35,08% de la production totale. La baisse constatée auparavant continue sa progression. 

 

                        Le résultat net est calculé après prise en compte du résultat financier et exceptionnel. Il s’élève à 11 377 € et correspond à la somme disponible pour le propriétaire de l’entreprise. Il peut soit la prélever, soit l’affecter en compte de réserves.


II/ Analyse financière  

 

                        A/ La Capacité d’AutoFinancement – L’Autofinancement

                         La CAF exprime la capacité de l’entreprise à financer ses investissements. Elle représente le surplus de trésorerie potentiel dégagé par l’entreprise au cours d’un exercice et destiné à son autofinancement.

                         La CAF calculée par la méthode additive s’élève à 14 429 € alors que l’exercice précédent, elle s’était de 41 251 €.

 

 

                        Mais il faut savoir que la CAF ne peut être       affectée intégralement au financement du développement de l’entreprise. Ce surplus monétaire n’indique en effet que les possibilités d’autofinancement de l’entreprise pour un exercice déterminé car une partie de la CAF doit servir à l’exploitant pour effectuer ses prélèvements personnels. On parle alors d’enrichissement réel de l’entreprise mesurée par l’autofinancement.

                         On observe que bien que la CAF soit positive, l’autofinancement est par contre négatif pour 22 168 €. L’entreprise n’a donc retenu aucune richesse pour elle-même, elle les a même diminuées.                        

                         B/ Le Fonds de Roulement  

                        Le Fonds de Roulement dégagé par l’entreprise est fortement négatif de         32 977 € ce qui permet de dire que les capitaux propres ne permettent pas de financer les immobilisations. Les capitaux propres sont passés de + 3 014 € à – 22 473 €. Cette diminution est essentiellement due aux forts prélèvements personnels de l’exploitant. Ce dernier a décaissé 36 597 € ce qui est supérieur au résultat de l’exercice. De plus les immobilisations ont quasiment doublé entre 2000 et 2001. Les immobilisations s’élèvent pour 2001 à 10 504 € contre 5 749 € en 2000.   

                        Quant à la variation de ce même fonds de roulement, il subit une variation défavorable de 30 241 €. Celle-ci s’explique par les mêmes raisons évoquées antérieurement. On note par ailleurs l’acquisition de nouvelles immobilisations pour 8 302 € et une réduction des capitaux propres de 36 597 € qui correspondent à la totalité des prélèvements personnels de l’exploitant. La CAF et les cessions d’immobilisations ne sont pas suffisantes pour dégager une ressource nette. On voit plutôt apparaître un emploi net de 30 241 €.

C/ Le besoin en Fonds de Roulement  

                        Il est défini comme étant la différence entre l’actif circulant hors trésorerie et les dettes à court terme hors trésorerie. Les calculs effectués en annexe donnent les valeurs suivantes :  

                        * Année 2000 :  -  5 336 €  

                      * Année 2001 : - 35 348 €  

                        Le fait que le BFR soit négatif est compréhensible si l’on considère que la société a une activité prestataire de services et que le niveau de ses valeurs d’exploitation est particulièrement faible. Cette tendance est d’ailleurs confirmée par la démesure des dettes à court terme dont la valeur dépasse même le total du bilan lors de l’exercice 00/01. 

                        Pour étudier la variation du BFR, on peut le décomposer en deux parties : 

           – une première partie dont les composantes sont directement liées à l’exploitation, le besoin en fonds de roulement d’exploitation.

                 Le BFRE connaît une variation nette d’exploitation excédentaire de 33 920 € grâce aux avances et acomptes reçus et aux dettes fournisseurs.  

            – une seconde partie dont les composantes, bien que résultant d’opérations courantes, sont moins dépendantes du cycle d’exploitation, le besoin en fonds de roulement hors exploitation.

                Le BFRHE a créé une augmentation du besoin en fonds de roulement d’un montant de 3 920 €.  

                        Globalement le besoin en fonds de roulement a diminué de 30 012 €.

                      D/ La trésorerie

                        La présentation fonctionnelle explique la situation nette de trésorerie de l’entreprise à partir des deux déterminants structurels « forts ». Elle est vérifiée à tout instant quel que soit le signe des termes. Une trésorerie positive peut être obtenue :

-         à partir d’un FdR positif, lui-même supérieur à un BFR lui-même positif,  

-         à partir d’un FdR négatif, lui-même inférieur à un BFR négatif.

                        L’analyse de l’équilibre financier qui en découle doit absolument prendre en compte à la fois les deux déterminants structurels de la trésorerie.

Ici, nous sommes, en 2001, dans une situation où le FdR est négatif de           32 977 € qui est lui-même inférieur au BFR qui s’élève à  -35 348 €.

                        En conséquences, nous pouvons constater une trésorerie logiquement positive de 2 371 € soit en diminution de 229 € par rapport à 2000.

                         On peut en déduire que malgré un FdR fortement négatif, la société dégage tout de même une trésorerie positive. Le cycle d’exploitation permet donc de financer les investissements qui eux ne peuvent l’être par les ressources durables.            

Par bountsebe - Publié dans : chezfrancis
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